Sandrine Sarma - infirmière engagée au service des patients
Aux origines
Infirmière depuis quinze ans, Sandrine Sarma a toujours su qu’elle voulait prendre soin des autres. Dès le début de sa carrière, elle s’oriente vers l’oncologie : d’abord au Centre Jean Perrin à Clermont-Ferrand, puis à Gustave Roussy qu’elle rejoint en 2013.
Au fil des années, elle exerce dans plusieurs services – médecine, chirurgie, hématologie avec un poste en unité de cytaphérèse, un environnement particulièrement exigeant. Animée par la volonté d’apprendre et d’évoluer, elle suit le Diplôme Universitaire de Sciences Cliniques en Soins en Cancérologie (DU SCSC), de Gustave Roussy Éducation.
Cette formation la conduit vers la recherche infirmière et la pratique avancée. Elle est diplômée IPA depuis septembre 2024. Sandrine Sarma garde une profonde reconnaissance envers ses tutrices – Sylvie Psyché , Pascale Dielenseger et Sabine Claramunt, – qui l’ont encouragée, challengée et accompagnée dans son évolution professionnelle.
Aujourd’hui, en parallèle de ses fonctions d’IPA, elle est co-responsable du DU SCSC qu’elle a elle-même suivi, et mentore à son tour des paramédicaux.
Le choix de l’oncologie
Sandrine Sarma découvre l’oncologie par pur hasard, sans expérience dans ce domaine pendant ses études, mais grâce à un premier poste déterminant.
« C’était exactement ce que je voulais faire. L’oncologie est une discipline complexe qui demande une prise en charge globale du patient. J’ai envie d’être présente à leurs côtés, d’accompagner mes patients dans ces moments difficiles. »
Une infirmière engagée
Depuis quatre ans, Sandrine est engagée au sein de l’AFIC (Association Française des Infirmiè(e)s de Cancérologie). Elle découvre l’Association par une ancienne cadre de recherche paramédicale, également engagée, et s’engage comme membre du conseil d’administration avant de devenir Secrétaire adjointe.
L’objectif de l’association : faciliter l’accès à la formation continue grâce à des programmes pédagogiques, des webinaires et des bourses permettant aux infirmier(e)s d’assister à des congrès. Un enjeu majeur, car de nombreuses infirmières peinent à se former faute de temps, de moyens ou de soutien.
“Que ce soit à travers le DU, mon master ou mon engagement à l’AFIC, l’objectif reste le même : améliorer la qualité de vie et des soins prodigués aux patients atteints de cancer.”
A la croisée de deux chemins
Au quotidien, Sandrine exerce à la croisée de deux spécialités : l’oncologie digestive et l’onco-gériatrie. Elle participe aux évaluations pré‑thérapeutiques des patients âgés en hôpital de jour, aux côtés de l’équipe d’Onco-gériatrie.
En parallèle, elle assure le suivi des patients de plus de 75 ans atteints de cancers digestifs – principalement colorectal et pancréatique. Elle évalue l’état de santé des patients, assure la surveillance et l’apparition des toxicités des traitements, adapte les doses de chimiothérapie (en accord avec le médecin), ajuste les soins de support et peut prescrire des analyses biologiques et examens complémentaires.
« En tant qu’infirmière en pratique avancée, j’ai certaines compétences médicales et davantage de responsabilités. » La prise en charge des patients âgés, atteints de cancers agressifs, souvent à un stade métastatique, représente pour elle à la fois un défi clinique et humain.
En dehors de la blouse blanche
Sandrine est passionnée de voyages. Elle apprécie aussi la cuisine et les plats du monde.
Grande lectrice, elle recommande “La Nuit des temps” de René Barjavel, une histoire hors du commun alliant science-fiction et amour qui l’a marquée. Pendant son temps libre, elle affectionne beaucoup les moments passés avec son fils et son mari, lors de promenades en nature et de sorties au musée notamment.
Commentaires0
Veuillez vous connecter pour lire ou ajouter un commentaire
Articles suggérés